Après la
fusion SUEZ/GDF doit-on s'attendre à une
augmentation des tarifs du Gaz ?
Sort-on du
régime réglementé ?
La question
se pose d'autant que ce ne sont pas les annonces de nos ministres qui incitent
à croire en leurs démentis.
Une nouvelle
formule de calcul du prix du gaz serait à l'étude. Encore serait-il bon de
connaître la formule actuelle gardée secrète, malgré les demandes ré itérées des organismes de
consommateurs.
Voici ci
dessous quelques articles parus dans le Figaro et notamment celui de ce jour,
qui fait craindre le pire.
Et pendant
ce temps, Bernard TAPIE, dont chacun connaît un peu le passé en tant que
Dirigeant d'entreprises, d'homme politique à géométrie variable ( F. Mitterand
avant, Parti Radical de Gauche et à présent Nicolas SARKOZI) et Dirigeant de l'OM
, club par lequel de nombreux scandales dans ce milieu sportif ont été mis à
jour, touchera net de tout 40 millions d'euros…….versés non pas par le Crdéit
Lyonnais, ni par l'organisme de redressement, mais bien par l'Etat…NOUS TOUS.
Il paraît
que les caisses sont vides !!!!!!!
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LE FIGARO
MAI 2008-07-17
Face à la flambée du prix du pétrole, le PDG de Gaz de France a déclaré
qu'une nouvelle hausse des tarifs du gaz en juillet n'est pas écartée pour les
consommateurs.
Les 7 millions de ménages se chauffant au gaz subiront-ils une troisième hausse
des tarifs du gaz en 2008 ? Dans un entretien au quotidien «Aujourd'hui en
France/Le Parisien», le PDG de Gaz de France, Jean-François Cirelli explique
qu'une nouvelle augmentation des tarifs du gaz pourrait intervenir en juillet
pour les consommateurs. «On ne peut l'exclure, compte tenu de l'évolution
inquiétante du prix du pétrole, mais à ce jour, l'entreprise n'a rien demandé»
à l'Etat, précise Jean-François Cirelli. Le président de GDF s'est par ailleurs
déclaré «choqué» par la spéculation à laquelle se livrent certains financiers
sur le cours du pétrole.
Historiquement, le prix du gaz est indexé sur le cours de l'or noir. Un état
de fait contre lequel les associations de consommateurs, comme l'UFC-Que
Choisir, bataillent arguant que le marché du gaz est devenu autonome, avec une
offre et une demande décorrelées du marché des produits pétroliers. «Il serait
logique que le prix du gaz soit déconnecté de celui du pétrole aujourd'hui»,
explique-t-on à l'association.
Des hausses en chaîne
Comme pour atténuer ses propos, le PDG de Gaz de France a rappelé que «le
gouvernement s'est par ailleurs engagé à sortir des décrets concernant le tarif
social du gaz le plus vite possible. Avant la fin de l'année, des centaines de
milliers de personnes auront une réduction sur leur facture pouvant aller
jusqu'à 100 euros par an.»
Déjà le 7 mai dernier, la Commission de régulation de l'énergie avait
préconisé une hausse de 1,5% des prix réglementés du gaz pour les particuliers
au 1er juillet à cause d'une augmentation des tarifs d'utilisation des
canalisations par les fournisseurs. Au gouvernement, deux réponses
contradictoires ont été émises peu après. D'abord celle de Jean-Louis Borloo,
le ministre de l'Ecologie et de l'Energie, s'était voulu rassurant en affirmant
«qu'il n'y aura pas d'augmentation» du prix du gaz pour le consommateur. Puis,
celle du porte-parole du gouvernement, Luc Chatel expliquant que «le
gouvernement n'a pas pris de décision» sur ce point.
En 2008, les tarifs du gaz ont déjà augmenté par deux fois, le 1er janvier
dernier, de 4%, et dernièrement le 30 avril, de 5,5%. Pour un ménage se
chauffant et cuisinant au gaz, l'augmentation des tarifs du gaz pour 2008
correspond à une hausse de 9,8% de sa facture, soit en moyenne 100 euros de
plus.
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17 JUILLET 2008
Le gouvernement prépare un nouveau mode de calcul des
tarifs réglementés du gaz prenant en compte le pouvoir d'achat. Actuellement,
ils résultent d'une formule gardée secrète.
Le sujet
sensible des tarifs du gaz revient sur le devant de la scène. Le secrétaire
d'Etat à la Consommation et porte-parole du gouvernement, Luc Chatel a expliqué
sur i-Télé que le gouvernement préparait un nouveau mode de calcul des tarifs
réglementés du gaz. Ce sera «un mode d'indexation plus moderne qui prend en
compte les évolutions mondiales des cours par exemple» pour «que ce ne
soit pas seulement le gouvernement qui décide, lui-même, du prix du gaz» a
expliqué Luc Chatel.
Actuellement,
les tarifs réglementés du gaz sont fixés en tenant compte de deux éléments. Au
ministère comme à la Commission de régulation de l'énergie (CRE), personne ne
souhaite communiquer sur le mode de calcul des tarifs réglementés du gaz.
D'abord les coûts d'approvisionnement (coûts d'achat) sont obtenus grâce à une
formule gardée secrète. «Cette formule n'est pas publique à la demande de
GDF», explique un spécialiste. Puis viennent l'ensemble des autres coûts
(utilisation du réseau, coûts commerciaux, coûts de stockage, etc.) qui sont
évalués par la Commission de régulation de l'énergie. Quand GDF souhaite voir
augmenter les tarifs réglementés du gaz, il formule une demande au gouvernement
qui consulte la CRE pour avis. Puis, le gouvernement décide en dernier ressort
des nouveaux tarifs réglementés, en tenant compte ou non de l'avis rendu par la
CRE.
Deux contraintes à concilier
Cela devrait
changer à l'avenir. «Le gouvernement tiendra compte à la fois de l'évolution
des cours mondiaux du gaz : on ne peut pas vendre éternellement en dessous du
prix auquel on achète», et «il prendra en compte le pouvoir d'achat des
consommateurs. Ce sont nos deux contraintes», a précisé le secrétaire
d'Etat à la consommation. Deux contraintes difficilement conciliables à l'heure
où les cours des matières fossiles s'envolent et le pouvoir d'achat des ménages
stagne. «On nous parle d'un nouveau mode de calcul alors que l'ancien,
personne ne le connaît, regrette Jacques Maupin, administrateur national de
l'UFC Que-Choisir. Pour gagner en transparence, il faudrait nous communiquer
la formule actuelle pour que l'on puisse comparer. De plus, si GDF vend en
dessous du prix auquel il achète comme l'affirme le ministre, il faut que l'on
nous explique d'où proviennent les bénéfices colossaux de l'entreprise.»
Par
ailleurs, le secrétaire d'Etat à la Consommation a affirmé que la fusion entre
Suez et Gaz de France était «une bonne nouvelle» pour le consommateur
qui pourra bénéficier «du meilleur prix possible». «On nous prend
pour des imbéciles, s'énerve Jacques Maupin de l'UFC Que-Choisir. Le
fait de créer un géant ne protège en rien les consommateurs, voyez ce qui se
passe avec Total ou Carrefour par exemple.»
Quel avenir pour les tarifs réglementés ?
Luc Chatel a
également affirmé que la fusion «n'aura pas d'impact sur les tarifs du gaz,
puisque le principe de tarif réglementé sera maintenu.» Dans les textes, la
date butoir pour les tarifs réglementés a été supprimée de la loi par un
amendement des sénateurs au projet de loi de modernisation de l'économie (LME)
le 5 juillet dernier. Le premier ministre s'est engagé à les maintenir au-delà.
Cependant, l'UFC Que-Choisir presse le gouvernement d'inscrire ces promesses
dans la loi afin de rassurer les consommateurs quant à la pérennité des tarifs
réglementés.
Pour
l'heure, le gouvernement n'a pas prévu d'augmentation des tarifs de gaz a
indiqué Luc Chatel. Deux hausses sont déjà intervenues cette année, en janvier
(+4%) et en avril (+5,5%).
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